Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est concours de psychomotricité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est concours de psychomotricité. Afficher tous les articles

vendredi 3 mars 2017

Témoignage de Cécile, diplômée de Toulouse


Coucou les ptit-e-slou-te-s !
Les réseaux sociaux nous ont apporté le harcèlement en ligne, les Tweets de Donald Trump, et les dog face, mais aussi la Révolution Arabe, le partage de documents en ligne, et surtout, des possibilités décuplées d’entrer en contact avec des inconnu-e-s que l’on n’aurait jamais rencontré-e-s mais avec qui on a tant à partager !

Voici le message que m’a adressé Cécile, Psychomotricienne diplômée de l’école de Toulouse depuis 4 ans, en réaction à mon premier article sur le choix de l’école.


   
    Je parcours ton blog et lis tes articles, je trouve ta démarche intéressante. Par contre, permets-moi de te faire part de quelques remarques et quelques avis, pour alimenter tes questionnements dans l’article. Le choix et l'orientation des écoles est bien réel, c'est vrai. Mais je ne crois pas que cette prise de parti soit vraiment justifiée. 

      Cela fait bientôt 4 ans que j’ai obtenu mon diplôme à l’école de Toulouse. Oui, moi aussi j’ai été en colère contre le peu de médiation corporelle, moi aussi j’ai pesté contre tout ce que j’aurais pu apprendre et que la politique de l’école refusait de nous apprendre. Tu sembles bien t’être informée auprès du BDE, et c’est bien, dans ton article tu résumes bien. Non, nous ne faisons pas de danse. Ni de Qi Gong. Ni de danse africaine. Mais dire que nous n’avions « aucune médiation corporelle » est exagéré, et faux. Les choses ne sont pas aussi tranchées que ça. Bouger son corps, expérimenter et ressentir, nous l’avons fait. Nous apprenions de manière régulière et approfondie les méthodes de relaxation, nous apprenions à ressentir en nous-mêmes pour mieux pouvoir proposer aux autres. Nous avions aussi un TD d’expression corporelle (je me sers encore aujourd’hui des exercices de mime avec un groupe de collégiens à qui je donne des ateliers pour mieux apprendre à gérer leur corps). Nous avions aussi appris le « shiatsu », toucher par pression selon médecine chinoise, comme médiation pour le toucher (et je m’en sers encore chaque semaine auprès des patients). Pour avoir reçu en stage des étudiants de plusieurs écoles, aucun ne connaissait cette approche. J’ai aussi été formée à la base de la langue des signes

     Bref. Je ne suis pas ici pour défendre l’IFP de Toulouse, car je lui reprochais et lui reproche toujours des choses, comme n’importe quel étudiant pouvait le faire à n’importe quelle école, d’ailleurs. Par contre, je me demande pourquoi tant de personnes sont réticentes à y entrer. Parce que l’on juge que l’orientation psychanalytique est mieux ? Parce que l’on a peur de passer à côté de la plaque ? On a peur de ne pas aller au fond des choses ? Il s’agit pour moi de peurs et idées complètement reçues. Quand on sort d’une école de psychomotricité, quelle que soit son enseignement, l’apprentissage est loin d’être fini. A l’école, l’apprentissage commence. Sur le terrain, l’apprentissage continue, grandit, et évolue sans cesse. La psychomotricité telle que je la pratique aujourd’hui est un mélange entre ce que j’ai appris à l’école, ce que le terrain m’as appris, ce qui m’a formée par la suite, et mes recherches personnelles. Je sors de l’école de Toulouse, et je travaille dans un hopital de jour psychiatrique à orientation totalement psychanalytique. Mes collègues psy me nourrissent de leur approche, et je les nourris de la mienne. C’est très riche. 

      Je suis attentive à mon corps, je peux identifier mes ressentis. Alors non, je n’ai pas fais de Qi Gong, par exemple. Mais si cela m’intéresse, ou si j’estime que cela peut apporter à ma pratique, alors je trouve un stage, ou je prends des cours. Oui, je sais faire passer plein de tests. Mais ça, mes collègues psychomot formés à Paris ne savent pas le faire. Mais si cela les intéresse, ou s’ils estiment que cela peut apporter à leur pratique, ils se renseignent, ou se forment. Ce que l’école ne t’a pas enseigné, alors tu peux aller le trouver par toi-même. C’est valable partout, et c’est aussi le principe de notre métier. En face du patient, il nous faut nous adapter, et surtout, ne nous fermer aucune porte car tous les outils seront bons. Au jour d’aujourd’hui, je crois sincèrement qu’il faut arrêter de se figer sur la psychanalyse, ou sur les neuro-sciences. On a besoin de tout. Et aucune approche n’est mieux qu’une autre. 

     Donc voilà, pour choisir son école de psychomot, il faut aussi se laisser surprendre, faire confiance et ne pas juger avant d’y avoir été. J’ai été sur des forums pour les gens qui préparent les concours et je suis totalement subjuguée de voir le nombre de jugements de valeurs que l’on peut y trouver, concernant les écoles. Toujours garder son esprit ouvert. Pour moi, c’est une des plus grandes capacités du psychomotricien.



Profitant d’avoir sous la main une ancienne étudiante toulousaine ayant éprouvé son apprentissage sur le terrain, j’en ai profité pour lui poser une question qui m’a longtemps taraudée en entrant à l’école de Toulouse :

Est-ce que l’absence de médiations corporelles au cours de ta formation t’a gênée dans ta pratique professionnelle ?


      Oui et non. 

      Non, parce que comme je te disais, nous n'avions pas rien ! Tous les TD étaient plutôt pertinents, j'ai trouvé de l'intérêt dans tous et nous y avions expérimenté plein de choses. Depuis que je pratique ce métier, plein de ces choses m'ont servies et me servent encore. Tu es actuellement en 1ère année qui est une année très théorique et parfois barbante, mais le meilleur reste à venir... Et puis par l'ATEP nous faisons venir de chouettes intervenants, ça complétait bien. Evidemment, dans le principe, ça aurait été mieux que nous n'ayons pas à nous occuper de ça, mais bon, le résultat était quand même chouette. 

     Oui, d'un autre côté, j'aurais parfois aimé en avoir plus, des médiations. Surtout quand nous étions amenés à échanger avec les autres écoles et que nous découvrions ce que faisaient les autres..."Waou mais ils ont trop de chance ils font de la danse! " Bon ok c'était dommage, mais ce type de regret, personnellement, je suis vite passée outre, je me disais que les autres avaient ça, mais nous avions aussi des choses que les autres n'avaient pas. Comme dit le dicton, l'herbe nous parait toujours plus verte chez le voisin. Je n'ai jamais trop adhéré à cette philosophie de vie...donc mon positionnement est très personnel là dedans. 

      Aujourd'hui, quand j'interviens en vacataire à l'école de Mulhouse et que je vois tout ce qui est proposé aux étudiants en terme de médiations, je me dis aussi qu'ils ont beaucoup de chance (et j'essaye d'ailleurs de leur dire, qu'ils en aient conscience). Mais bon, tout cela pour te dire qu'au final, cela n'a jamais fait de moi une psychomotricienne qui avait l'impression d'être passée à coté de quelque chose. Je ne me sens pas du tout à la ramasse à côté de mes collègues sortant de l'école de Paris, ou de Lyon ou d’ailleurs. Je n'ai pas du tout l'impression de manquer de savoirs faire ni de savoirs être. Et puis ce n'est pas la quantité de médiations corporelles qui fera de nous des bons ou des mauvais professionnels, ça, c'est pour moi une idée fausse et reçue. 

     Donc entre ce oui et ce non, je ne regrette rien. J’ai pris ce qu’il y avait à prendre à l’institut de formation, point final. Ton chemin de psychomotricien se trace peu à peu à la sortie du diplome, en fonction de là où tu vas t'orienter. Et ce qui te manque dans ta pratique, si tu vas un peu le chercher, tu finis toujours par le trouve


T’es tu formée à des médiations après ton diplôme ?


      Depuis que je travaille je n'ai pas fais de formation spécifique sur une médiation. Déjà pour te situer les choses, à la sortie du diplome j'ai travaillé 2 ans auprès d'enfants et ados polyhandicapés, puis j'ai rebifurqué en psychiatrie adulte. Je dis rebifurqué parce qu'en 3ème année j'avais fais mon stage long en psy adulte, et même si ce milieu m'attirait déjà sans le connaître, je m'y suis trouvée comme un poisson dans l'eau. J’ai donc fini par quitter mon poste dans le polyhandicap, et j’ai gardé celui en psychiatrie.


      Dans le polyhandicap, l’institution nous proposait quelques petites formations courtes mais rien de bien phénoménal. J'ai surtout approfondi mes connaissances sur le toucher thérapeutique en fait. A un moment donné je voulais m'inscrire en formation de danse thérapie, surtout parce que je suis pratique la danse à titre perso, mais finalement je n'ai pas poussé plus loin. Peut-être plus tard, on verra. 

     Ensuite quand j'ai commencé à travailler en psychiatrie adulte, là j'ai réalisé qu'il me fallait plus de médiations corporelles et de matière. A titre perso, quand j'ai pu, j'ai pris quelques cours de Tai Chi et de Qi Gong (aussi par intérêt perso), je me suis beaucoup renseignée auprès d'un psychomotricien pratiquant le Tai Chi depuis 20 ans en psychiatrie. J'ai pris quelques ateliers avec lui, lors de journées d'échanges de pratiques. Il m'a bien aiguillée. J'ai même hésité à prendre des cours à l'année, mais financièrement j'étais un peu ric rac, et je suis quelqu'un qui a besoin d'activités corporelles plus "explosives". Par contre, le peu que j'ai appris en Tai Chi et Qi Gong, je l'exploite, je le remanie, et je l'utilise avec les patients.

     En fait, je n'ai jamais entrepris de formation sur une médiation corporelle spéciale. Pour l'instant je n’en ressens pas le besoin, je n'en pratique pas une seule de manière exclusive, j’en mixe plusieurs. Comme je prend des stages de danse, parfois j'y trouve de la matière à exploiter en thérapeutique. Certains exercices que je propose aux patients sont issus de ces stages de danse contemporaine par exemple. J'ai participé à quelques initiations en Yoga. Je le pratique aussi un peu pour moi, et parfois je l'utilise avec des patients. Sinon, j'utilise toujours beaucoup le toucher : enveloppements, pressions profondes, shiatsu (appris à l'école de Toulouse), automassages...etc. Je participe quand je peux à des échanges de pratique, des ateliers, des colloques internationaux (où il y a des ateliers). J'en reviens toujours avec de la matière à exploiter !! Ah si, j’allais régulièrement en balnéothérapie avec les enfants handicapés, et puis j'ai eu une petite formation par le même psychomotricien qui fait du Tai Chi. Il pratique l'hydrothérapie. Cela me sert beaucoup, car actuellement dans mon travail en psychiatrie, tous les vendredi matin j'anime un atelier à la piscine. Par l'intermédiaire d'un ami, j'avais découvert la méditation. Je la pratique pour moi et je réalise que c'est un médiateur hyper intéressant pour les patients. Donc j'ai fais des recherches, j'ai lu des bouquins, et hop c'est parti, il faut pratiquer. 

     Voilà... Donc tu vois, pour l'instant je fonctionne comme ça et ça me convient. Je me nourris et reste curieuse. On pourrait percevoir tout ça comme une petite boite à outils, chaque psychomotricien se construit la sienne en fonction de lui et de la population avec laquelle il travaille. Ce n'est pas toujours évident pour une institution de payer des formations donc je pars du principe que je fais mon chemin.



Merci Cécile pour ton témoignage :)

jeudi 18 août 2016

Après l’effort…toujours l’effort : survivre aux jours J !

Après la traversée des marécages annuels, vous pénétrez pour 2 à 3 longs mois dans l'obscur dédale des concours. Voici donc les conseils de Myriam pour ne pas trébucher salement après tant d'efforts renouvelés, et être au top à chaque jour J !



Déplacements, poils aux dents

N’en déplaise aux parisiens, les concours se déroulent sur tout le territoire français (notamment la Réunion !). Il faut donc se déplacer et cela à un coût à ne pas mésestimer. Outre les frais d’inscription aux concours (qui varient entre 60€ et à 150€, hors de toute législation), vous devrez débourser vos plus beaux écus pour vos déplacements, votre logement, et votre pitance sur place. Il est donc fortement conseillé de budgétiser dès le début de l’année, et de s’organiser aussitôt que les dates et horaires des concours sont publiés par les écoles pour éviter les mauvaises surprises.

Transports : réduisez les coûts, et avant tout, les emmerdes.


Que ce soit bien clair, entre vous et moi : il faut arriver la veille, et non par le jour même, pour passer un concours. Faire l’économie d’une nuit à l’hôtel, c’est prendre le risque de rater son concours. Panne de RER, grève de la SNCF, attaque extraterrestre…considérez que l’univers entier est contre vous. Même en partant tôt, vous prendrez le risque de rester coincés dans les transports pendant que l’épreuve se déroule sans vous.

 Pour l’anecdote : l’an passé, c’est un troupeau de vaches, confortablement installé sur les rails, qui a spolié le concours de Lille à des étudiantes d’Expersanté Paris qui étaient parties le matin même en se disant que pour une heure de train, c’était pas la peine de se mettre la rate au courbouillon.

Par ailleurs, certains concours débutent très tôt, d’autant plus si vous avez un tiers-temps. En arrivant la veille, vous éviterez la fatigue et le stress : vous pourrez visiter la ville, repérer votre lieu de concours, vous reposer de votre trajet, et arriver à l’heure à l’épreuve.

Le covoiturage (avec des amis, parents, ou BlablaCar) est une solution en or pour voyager à moindre coût. Cependant, c’est un moyen de transport qui peut être incertain (les embouteillages peuvent allonger passablement un trajet, un conducteur inconnu peut vous lâcher au dernier moment), et épuisant pour les grands trajets (être serré à 5 dans une twingo pendant 4, 6, 9 heures n’est pas le meilleur moyen de se canaliser avant un concours).
Aussi, je préconiserais de prendre une carte de réduction à la SNCF dès le début de l’année (-25 ans et grand voyageur par exemple) même si vous ne comptez pas faire tous vos trajets en train. Par mesure d’économie, pensez à réserver vos billets dès leur sortie sur SNCF.com.

Au retour, ne prévoyez pas un trajet trop tôt après la fin annoncée des épreuves. Un retard au début du concours, une erreur de comptage des copies, et vous pourriez bêtement rater votre train.


Logement : soyez comme un coq en pâte.



Difficile de payer un hôtel quand on passe tous les concours de France….Si votre réseau familial, amical, ou social ne vous permet pas de dormir à l’œil, prenez vous y très à l’avance pour réserver votre hôtel. Rappelez-vous que selon les concours, entre 1500 et 2000 étudiants auront également besoin d’un lit le même soir que vous. Si vous appréciez la compagnie avant une épreuve, n’hésitez pas à vous organiser avec vos camarades de classe pour prendre une chambre à plusieurs et réduire les coûts. Vous pouvez aussi tenter les auberges de jeunesse (n’hésitez pas, néanmoins, à vérifier que l’endroit est relativement calme, et qu’il n’y aura pas un groupe d’espagnols saouls le même soir), ainsi que les chambres chez l’habitant qui peuvent être très économiques. Non seulement les hôtes sont généralement très accueillants et disponibles mais ils accompagnent parfois sur le lieu du concours (ce qui évite l’angoisse de se perdre le matin…).

L’important, c’est de s’organiser en avance pour passer une nuit aussi reposante et paisible que possible, et pour arriver sereinement sur son lieu de concours le matin.


Équipez vous !

Arrivé au concours, vous serez seuls dans la nature hostile, tels de petits Indianas Jones. Aussi, préparez bien (et pas au dernier moment) votre attirail d’aventurier :


Une pièce d’identité valide :

Vous devrez présenter à chaque épreuve du concours une carte d’identité ou un passeport (le permis ne compte pas). Une carte périmée, même si elle l’est depuis moins de 5 ans, ne sera pas acceptée aux concours. Vérifiez donc dès le début de l’année la date de fin de validité de votre ID, car le renouvellement d’une carte d’identité ou d’un passeport pourra prendre entre 1 et 3 mois !

Notez qu'il peut être pertinent d'emporter votre carte d'identité, votre convocation et votre stylo plume quand vous irez aux toilettes, afin de ne pas risquer leur disparition inopinée durant votre absence...


Des vêtements qui vous veulent du bien :

Les concours se déroulent le plus souvent dans de vastes hangars, sur des chaises et des tables plus ou moins bancales. Ces salles ne sont pas forcément bien isolées du froid et du vent, et vous pourriez être situés près des sorties, loin des chauffages. Munissez vous donc de chaussures confortables (idéales pour visiter la ville avant le concours !), d’une veste de demie saison, d’une écharpe. L’important est de pouvoir avoir chaud si vous êtes mal placés, ou de pouvoir vous déshabiller si vous êtes placés près d’un chauffage.
Choisissez par ailleurs des vêtements dans lesquels vous serez à votre aise : ne mettez pas ce t-shirt qui vous remonte toujours un peu sur le ventre, ces chaussures Justin Bieber que vous avez du mal à assumer,  ou ce pantalon qui vous scie toujours un peu l’aine. Soyez bien dans vos baskets ! Autant vous dire que le choix du soutien gorge est primordial.


Un en cas énergisant multivitaminé :



Durant (ou entre) les épreuves, vous aurez peut être besoin de vous remplir un peu la panse, et de vous hydrater. Privilégiez les aliments énergisants, comme les noix ou les bananes, et ce qui vous fera plaisir. Pensez éventuellement à mettre votre encas dans une boite en plastique pour éviter de gêner les autres avec des schrich schrich schrich de paquet en plastique (ie : ne soyez pas un sale rat).

Avant tout, bannissez tout ce qui pourrait vous donner soif ! Durant l’épreuve, vous ne pourrez aller aux toilettes qu’à certains moments (ce qui représente une vraie perte de temps sur une épreuve de 2h). Entre les deux épreuves, les toilettes seront prises d’assaut par des hordes d’étudiants avides d’uriner, ce qui peut se révéler problématique dans la mesure où les toilettes sont souvent en sous nombre, et où les filles (donc 9 candidats sur 10) rechignent à utiliser les WC des garçons et les toilettes à la turque, entraînant une sous utilisation des locaux qui rallonge considérablement le temps d’attente et la reprise du concours…

Notez par ailleurs qu’il faut se présenter à l’avance, et que les toilettes sont parfois inaccessibles avant l’ouverture des portes : pensez à aller aux toilettes avant de partir. Bref, laissez votre vessie chez vous.


Une trousse complète :

Les ustensiles nécessaires varient en fonction des concours. Prenez garde de bien lire votre convocations avant le concours, car elle peut porter des informations vis-à-vis de ce dont vous aurez besoin pour écrire.

     Les indispensables :

-un stylo plume à encre bleue effaçable, ou à encre noire, avec lequel vous écrivez bien. Sachez qu’à moins d’une consigne contraire, seuls le bleu foncé et le noir sont tolérés. Toute autre couleur, ainsi que le crayon de papier, seront considérés comme un signe distinctif (même pour les schémas de biologie !) entrainant des pénalités voire l’invalidation de la copie.

-un effaceur neuf (pas de vilaines traces jaunes sur votre copie !)
- une règle : croyez-moi, vous ne voulez pas avoir à tracer un axe optique sur une feuille blanche avec votre passeport.

-de quoi travailler au brouillon et seulement au brouillon : crayons en bon état, gomme qui ne fait pas d’immenses traces noires, taille crayon dont on aura vidé préalablement la réserve, fluos…

-de quoi vous attacher les cheveux : les mèches dans la figure c’est relou ! Pour être sur de ne pas partir sans le chouchou qui vous sauvera la vie, laissez en un dans votre trousse, uniquement pour les concours.

-de quoi attacher vos stylos : les trousses, étuis à lunettes, et autres contenants susceptibles d’abriter des antisèches sont interdits sur les tables durant les épreuves. Un chouchou ou un élastique vous permettra de les tenir ensemble, ce qui peut être salutaire si vous héritez d’une table bancale.

     Les trucs en plus :

- un feutre noir : certaines écoles fournissent des QCM corrigés automatiquement par des machines. Il faut donc noircir les cases de manière minutieuses, ce qui prend un certain temps avec un stylo bille…

-des stylos/feutres de couleur : on peut vous autoriser à utiliser de la couleur pour vos schémas de biologie, ce qui, bien utilisé, est un gain en clarté. A moins qu’il soit explicitement spécifié sur votre convocation que les couleurs seront interdites, prenez-les au cas où. Les consignes du sujet vous renseigneront sur la légalité de leur usage.

-un stylo noir : à Lyon, tout doit être rédigé au stylo bille ou encre noir. Cette information apparaît sur la convocation, attention de ne pas arriver le jour du concours avec seulement un stylo plume bleu !

     Le mouton noir : le blanco.

A l’UPMC, l’usage de blanco sur une copie est explicitement éliminatoire. Il en découle une sorte de psychose vis-à-vis de l’usage du blanc pour l’ensemble des concours.
Alors NON : l’usage de blanco n’est pas strictement éliminatoire pour l’ensemble des concours, à moins que ce soit mentionné dans la consigne et/ou la convocation. Néanmoins, il est déconseillé, car inesthétique, surtout en Français où vous aurez en tout et pour tout à rédiger 300 mots. En Biologie les correcteurs sont moins tatillons, pourvu que vous n’en usiez que par touche et que votre copie reste propre. Mais en règle générale, vous gagnerez en temps et en clarté si vous vous contentez d’une rature propre tracée à la règle.
Vous trouverez parfois sur la convocation des indications sur la politique de l’école vis-à-vis du blanco, ainsi que le type de blanco toléré (souris, stylos, pot…).

Attention : voyagez léger !

Dans le contexte des attentats, certaines écoles n’acceptent pas les valises sur les lieux de concours. Cette année la Pitié Salpêtrière et Rouen ont refusé l’accès à des élèves venus avec des bagages. Attention aux informations fournies sur la convocation et par mails ! Le sac à dos est néanmoins accepté. Au cas où vous seriez contraint d’avoir une valise, renseignez sur la présence de bagageries dans les gares et hôtels.


Prenez soin de vous !



La période des concours se déroule approximativement de Mars à Mai. Ces 3 mois sont très éprouvants, mentalement, et physiquement. Il faut donc prendre soin de maintenir une hygiène de vie raisonnable, et de maintenir le moral en s'entourant bien.

La cystite du démon

La saison des concours est celle de l’hiver finissant : il ne fait plus vraiment froid sans vraiment faire chaud, et l’on est tenté d’aller danser la lambada en string avec un bonnet de Noël sur la tête.

Sachez qu’en abordant ce pour quoi vous avez lutté toute l’année, vous serez déjà sur les rotules, et que vous défenses immunitaires ne seront plus ce qu’elles étaient en début d’année. Et encore moins en sortant des concours, car malgré la faible durée des épreuves, vous serez abattus par le stress. Tel un séropositif au VIH en phase Sida (et paf, je vous fais réviser !), vous serez donc la cible de toutes les maladies opportunistes. Or un nez bouché par la grippe ne sera pas une source de confort devant votre copie. Faite donc bien attention à votre santé physique : dormez suffisamment et régulièrement, mangez correctement (des bananes, ça donne la pèche), sortez couverts, et prenez éventuellement des vitamines.

J’ai personnellement attrapé un bon rhume et une infection urinaire pendant les concours à cause de la fatigue. Si je n’avais pas attrapé cette cystite entre 2 concours à 1 mois d’intervalle, j’aurai dû passer les épreuves dans une couche pour adulte, bourrée de dolipranes, et pétrifiée de douleur. Si ça ne vous fait pas rêver, suivez le conseil d'Alexis et mangez des bananes !!

Prenez garde aux médications

L’année de prépa est stressante, et certains se feront prescrire des pillules. Sachez que certains anxiolytiques comme Xanax, lexomil  ou stresam (liste non exhaustive) provoquent sur le long terme une baisse des capacités de mémorisation. Discutez en donc avec votre médecin.

Par ailleurs, évitez de prendre de nouvelles médications avant un concours, si vous ne savez pas les effets qu’elles pourraient avoir sur vous. 

We are the champions my friend

Le mental c’est la santé ! Pendant les concours, soutenez-vous mutuellement. Si vous aimez la compagnie, réunissez vous avec vos camarades de classe avant les épreuves. Rien de mieux pour se détendre avant l’épreuve qu’une petite partie de UNO. Dans certaines écoles, les premières années distribuent des bonbons, des sodas et des encouragements avant les épreuves. N’ayez pas peur, ce ne sont pas des concurrents malveillants déguisés en étudiants pour vous faire avaler des laxatifs : ils ne veulent que votre bien.
Reconditionnez vous néanmoins au moins 15 minutes avant l’épreuve.

L’enfer c’est les autres

Nonobstant nous ne sommes certes pas tous sociables, et la compagnie des autres avant ou après les épreuves peut être un véritable désagrément car chacun gère le stress à sa manière. Certains ont besoin de parler de tout et de rien, certains font des hypothèses sur les sujets possibles, certains s’adonnent bruyamment à des rituels d’auto-affirmation, certains s’isolent. Afin que chacun puisse vivre son concours sans être incommoder ni être incommodé, allez vers les gens qui ont les mêmes besoin que vous à ce moment précis, et évitez les gens qui pourraient vous stresser ou que vous pourriez gêner. Cela vaut aussi pour l’après épreuve : certains ont besoin de débattre de ce qu’ils ont fait pendant l’épreuve, d’autres non. Respectez vos désirs et ceux des autres.


Merci à Mimi pour cet article <3

lundi 1 août 2016

Témoignage d'élève : Claire

J'ai proposé à mes camarades de témoigner de leur ressenti vis à vis de l'année de préparation au concours, en répondant aux questions suivantes :

-La prépa t'a elle semblé difficile ? 
-Quels conseils donnerais tu à quelqu'un qui prépare le concours de psychomot ?
-Recommanderais tu Expersanté ?
-Qu'est ce qui t'a poussé à entamer des études de psychomot ?

Voici donc le témoignage de Claire, qui a tenté la prépa après un Bac S et deux années de PACES :



"La prépa m’a telle semblé difficile ?

Je remplace prépa, par période, c’est une période qui à été difficile pour moi. Ce n’était pas simplement des heures de cours théoriques : ces 7 mois ont été une épreuve nouvelle. Déménagement, vie seule, autonomie…Le contenu de l’enseignement est simple et facile à comprendre/apprendre. La difficulté qui j’ai éprouvée est surtout dans le stress. Mon humeur jouait au yoyo : un coup j’avais une totale confiance et ensuite panique à bord. Je n’ai jamais su si j’étais assez préparée car il n’y a que deux matières et on peut vite avoir l’impression d’avoir fait le tour et de s’ennuyer pendant l’apprentissage.

Après les événements de novembre c’était la chute libre. Mais nos coach étaient vraiment à l’écoute et apportaient un vrai soutien, sans tomber dans la psychanalyse.


Le secret c’est :

-LA CONCENTRATION : Certaines personnes (moi) on besoin de faire 10 fois plus d’efforts que d’autres pour être concentrées 1h30 de cours… le coaching nous aide à améliorer le temps de concentration.

- LES AMIS et le TRAVAIL EN GROUPE : Ce n’est qu’en fin de prépa que j’ai réussi à travailler de cette manière, je n’aurais pas pu le faire seule.

De nos jours, les formations supérieures exigent pratiquement toutes des classes préparatoire, les sélections se sont réellement endurcit. Je ne regrette donc absolument pas mon choix financier. Je trouve que cette prépa permet une réussite certaine aux concours à partir du moment où la volonté et le respect des conseils sont au rendez vous !
Je recommande Expersanté car nous étudions vraiment un cours complet et nous avons été préparés à tous les types de concours.
J’ai connu ce métier il y a 3 ans lorsque j’ai commencé médecine (que je n’ai pas validée). C’était une évidence de tout tenter pour faire ce métier tellement riche en perpétuelle évolution. Ce sera un honneur pour moi d’exercer ce métier !"


Merci Claire ! :)

lundi 25 juillet 2016

De l'importance du calcul en résumé

Faire une réduction consiste à restituer un texte sous une formé écourtée, avec un nombre de mots imposé. Dans la plupart des écoles, on vous indiquera directement un nombre de mots (ex : Contractez le texte en 300 mots), ainsi qu’une marge de dépassement (généralement de 10%) à calculer.

Prenez garde à la marge!!

Il peut s’agir d’une simple « marge » ou d’une « marge globale ».

Lorsqu’on vous donne une « marge » de 10% pour un résumé de 200 mots, on vous permet d’écrire un texte 10% plus court ou 10% plus long. Votre résumé doit donc faire minimum 180 mots, et maximum 220 mots.

En revanche lorsqu’on vous donne une « marge globale » de 10%, on vous donne un écart « global » de 10%. Ainsi, au lieu de pouvoir faire 10% en plus ou 10% en moins, vous ne pouvez dépasser que de 10% EN TOUT autour de ces 200 mots. C'est-à-dire que vous ne pouvez faire que 5% de moins et 5% de plus. Si on vous donne une marge globale de 20%, vous pouvez faire 10% de mots en plus et 10% de mots en moins, si on vous donne une marge globale de 50% vous pouvez faire 25% de mots en plus et 25% de mots en moins, le principe est toujours le même.

Voilà une petite illustration, et un récapépèt de maths pour ceux qui ont brûlé leurs cahiers après le bac :



Il est très important de ne pas confondre les deux marges (et en règle générale, de ne pas se tromper sur sa marge de mots) car un mot en plus ou en moins vous garantira un 0 à l’épreuve, ce qui est une note éliminatoire…

Et maintenant, la minute comique – non mes ami(e)s, vous n’avez encore rien vu : comme je l’ai dit, on vous fournira le nombre de mots à respecter dans toutes les écoles. Toutes ? Non ! Car au fin fond du Nord une école d’irréductibles sadiques résiste encore et toujours à la charité humaine.

Au concours de la Salpêtrière, il vous sera demandé de déterminer vous-même le nombre de mots et la marge, en réduisant, par exemple, « entre le quart et le 5ème ». Il  vous faudra donc compter les mots du texte un par un (quel humour n’est ce pas ?), et diviser ce nombre par 4 et par 5. Vous obtiendrez ainsi le quart et le cinquième de votre texte, représentant le nombre minimum et le nombre maximum de mots de votre résumé.

Une autre petite illustration (dans les couleurs pastel de votre enfance, en référence aux cours de maths de CE2) pour ceux qui sont fâchés avec la division euclidienne.



Vous trouverez donc toujours à l’UPMC des marges de 200 voire 300 mots, ce qui peut être un avantage comme un inconvénient. Il est conseillé, une fois que vous avez déterminé votre marge, de la resserrer d’une dizaine de mots au cas où vous auriez fait une erreur en comptant les mots du texte (ex : si vous avez trouvé que votre résumé doit contenir entre 230 et 564 mots, faites le tenir entre 240 et 554). 
Et pour parfaire la mesquinerie de cette épreuve de la Salpé, votre résumé devra être rédigé dans une grille, chaque case blanche laissée au milieu d’un paragraphe et chaque case contenant plusieurs mots (au cas où vous auriez voulu supprimer ou ajouter des mots au dernier moment) vous rapportant des points en moins.


Chaque école peut fournir ses consignes particulières (rédiger dans une grille, dessiner une barre tous les 20 mots, écrire au stylo noir et non pas à l’encre bleue…), dont le non-respect peut être éliminatoire. Elles ne sont jamais complexes : elles visent uniquement à éliminer les candidats étourdis et alléger le travail des correcteurs (qui a dit que les concours récompensaient le travail ?). Bien lire les indications fournies sur la convocation, et relire les consignes du sujet avant de recopier au propre, suffit généralement à éviter les bévues.

Il est recommandé, dans l’année de s’entraîner sur chaque résumé réalisé à la maison à compter les mots du texte et à calculer les marges. Même s’il vous semble laborieux et rébarbatif de vous remettre à la division euclidienne, imaginez ce qu’il en sera lorsque vous serez devant votre sujet ! Si vous n’avez pas suffisamment pour être à l’aise avec des divisions sommes toutes simples, vous paniquerez devant votre feuille et vous perdrez votre temps et votre concentration – pire, vous raterez vos calcul, avec le risque de vous faire éliminer sottement.


(Message de la marge globale)
Cette hantise bien compréhensible vis-à-vis d’un calcul qui demeure néanmoins à la portée d’un élève de CE2 ne vaut vraiment pas que vous gâchiez les efforts d’une année.

Et maintenant, tout le monde va réviser ses tables de multiplications !

French matters


Qu’on saisisse volontiers la plume pour rédiger des vers ou pour se curer le nez, il faut bien se coller à l’exercice de résumé de texte.

Le vice de la négligence sévit dans les classes prépa, où de mauvais sujets privilégient les cours de biologie au détriment des cours de français. Alors mes petits loups, mes petits chats, mes petits canards en pâte à sucre, sachez ceci : votre classement sera établi en faisant la moyenne des notes obtenues en biologie et en français, à coefficients égaux. L'épreuve de français représente donc 50% de votre note au concours.


Même si vous réussissez un sans faute en biologie, vous pouvez dire adieu à votre concours si vous avez une mauvaise note en français. J’ai personnellement raté le concours que je voulais à cause d’un 8 en français (que je ne m’explique toujours pas) malgré un 18 en biologie.

Sachez néanmoins qu’en cas d’égalité au niveau de la note globale, c’est la note de biologie qui sera déterminante. Si deux candidats ont obtenu les mêmes notes de français et de biologie, le classement se fera selon leur âge (le plus jeune étant favorisé ou défavorisé en fonction des écoles).


Alors pour vous éviter ces déboires, vous trouverez à la suite et/ou dans la colonne de droite, quelques conseils pour vous exercer à l’exercice de résumé de texte dans la liesse et l’alacrité.


#VDM



Quand on t'annonce que le DST aura lieu samedi à 8h30 à Boulogne/à l'autre bout de Paris..


#MDR



Quand on t'annonce que l'amphi de français du Lundi matin est annulé.


#VDM


Quand la prof de français sélectionne un texte d'économie pour un DST super important.



vendredi 22 juillet 2016

Témoignage de psychomot : Magalie


Parler de la préparation c’est bien, mais parler du métier, c’est mieux !

Voici les meilleurs extraits de mes conversations par mail avec Magalie, psychomotricienne exerçant en gériatrie depuis 4 ans, en région parisienne.

(Vous êtes trop contents hein ?)


Qu'est ce qui vous a motivée à devenir psychomotricienne ?

J'ai choisi de faire psychomot car j'étais à la fois attirée par les études de kiné (trop techniques à mon goût) et les études de psycho (pas assez pratiques pour moi... ). J’ai adoré les études de psychomot car elles sont introspectives : la pratique de médiations ( relaxation, percussion, danse africaine, tai chi, chant, jeux, ...) amène à une certaine conscience du corps, de nos propres mécanismes émotionnels et de pensée.

Où avez vous fait vos études de psychomotricienne, et dans quelle prépa avez vous préparé le concours ?

J’ai fait Sup Santé  (en 2006) directement après un bac ES, suivi de l'ISRP, l'école privée de Paris qui était et est encore plus hors de prix. Mais qui a maintenant un système d'étude en alternance qui peut être une solution sous condition de trouver un lieu d'accueil. Sinon je sais qu'à l'ISRP, certaines licences (Staps, biologie et psycho) étaient acceptées sans concours et validées par les épreuves de fin de 1ère année. Je ne sais pas si cela peut te concerner mais c'est une piste à vérifier....(Pour plus d’infos, voir « La prépa, un mal nécessaire ? » dans la rubrique Infos Prépa)

Avez  vous réussi le concours du premier coup ? Avez vous trouvé la préparation très compétitive ?

J'ai réussi le concours la première fois en concourant pour toute les écoles de l'époques (Toulouse, Lyon Lille, l'ISRP et la Pitié Salpétrière ) et j'ai été reçu à une seule. L'année de prépa a été pour moi intense, mais restait conviviale tout de même.

A partir de quelle année avez vous commencé à faire des stages ?

Pour les stages, on commence dès la 1 ère année par des stages courts d'observation en crèches et maternelle pour observer le développement psychomoteur de l'enfant. En 2 et 3ème années, les étudiants ont des stages toute l'année, 2 jours par semaine en institution ainsi que des stages courts d'observation (15jours) (Gériatrie, rééducation fonctionnel, psychiatrie, petite enfance,...)

Comment les avez vous trouvés (en cherchant par vous même, par l'école,...) ?

Les stages sont trouvés par l'étudiant lui même, c'est parfois difficile mais ça se finit bien en général.

Où les avez vous effectués ?

En  2ème année j'ai fait un stage en CMPP, (Consultation accueillant de jeunes enfants psychotiques, en SESSAD (Handicap moteur, retard mental, à domicile ou à l'école)
En dernière année, j’ai fait un stage en SSR (rééducation en général et surtout gériatrique) et en accueil de jour de jeunes adultes polyhandicapés  et des stages courts en centre de rééducation fonctionnelle (accidentés de la route, AVC,....).

Comment se passe concrètement un stage d'observation ? Est on laissé à soi même dans la jungle des patients, ou est on accompagné par un professionnel spécialiste qui nous aiguille sur ce qu'il y a à voir ?

Durant les stages d'observation tu pars déjà avec un bagage théorique donné par l'école (ex: le développement psychomoteur de la marche chez l'enfant, comment il se met debout,.... l'interaction à son environnement, sourire, regard, etc....) et tu accompagnes souvent une psychomot dans ses prises en soins. Et ton regard psychomoteur s'affine grâce à ces stages.

La première rencontre avec la réalité du métier a t'elle été un choc ?

Oui le 1er regard sur la pathologie peut être un choc mais très vite tu ne vois plus la pathologie mais la personne !  Et c'est très intéressant humainement et personnellement de se confronter à la différence. D'autant plus que tu es préparé par les cours théoriques.  Après tu peux choisir ensuite la population avec laquelle tu te sens la plus à l'aise puisqu'il y a 3 axes dans le décret de compétence : éducation (prévention petite enfance ), rééducation et thérapie.

Sur quoi a porté votre mémoire ? Comment avez vous trouvé votre sujet ?

Le mémoire s'effectue en 3ème année, souvent en lien avec le lieu de stage (mais pas toujours).
Mon mémoire s'intitule "Le rire, facilitateur du suivi en psychomotricité", et je l'ai trouvé par hasard.

La formation de l'ISRP comprend de nombreuses médiations corporelles. danse, relaxation, chant... Comment ces cours sont ils évalués ?

Toute les écoles de psychomot propose des médiations corporelles puisqu'à la base du métier de psychomot. J'ai donc eu des cours de danse, persussion, taichi, chant,........Elles sont évalué différemment, des compte rendu de l'utilité psychomotrice, etc. Les évaluations sont soit en partiel, soit en dossier collectif, pas mal d'oraux aussi, ...

Vous a t'il été facile (dans la mesure où cela peut être facile...) de trouver un emploi après votre sortie de l'école ? Avez vous un emploi à temps complet ou à temps partiel ? Avez vous trouvé un emploi dans un des instituts où vous avez effectué un stage durant vos études ?

Je travaille en gériatrie à temps plein par choix. Il m'a été très facile à la sortie d'école de trouver un poste. C'est un métier où il y a plein d'ouverture de poste. Certain secteurs sont moins facile d'accès que d'autres, mais cela reste raisonnable et il n'y a quasiment qu'un chômage "choisi" dans l'ensemble.

Quels sont les secteurs les plus faciles et les plus difficiles d'accès ?

Les secteurs les plus faciles d'accès sont la crèche et la maison de retraite globalement. Les plus demandé sont la néonatalogie, les CMPP et les postes très peu développés mais ça change tout le temps.

La pratique de la psychomotricité peut elle se combiner avec une activité sociale/humanitaire ?

Oui la psychomot peut se combiner avec une activité sociale ou humanitaire (il y a des associations qui l’accueille même pendant tes études PAM par exemple ...).

A combien s'élève le coût d'une séance de psychomotricité pour un patient ?

En libéral, le cout d'une séance se situe autour de 50 euros et le bilan (Nb : 2 à trois séances) une 100 centaine d'euros.

J'ai cru comprendre que les psychomotriciens travaillaient très souvent au sein d'une équipe de spécialistes divers. Si tel est votre cas, avec qui travaillez vous, et comment s'organise la prise en charge des patients entre tous les spécialistes ?

Le travail en pluridisciplinarité est très important lorsqu'on travaille en institution et en libéral aussi (pour info non remboursé par la sécu mais faisable). On peut travailler avec des ergothérapeutes, des kinés, des orthophonistes, des éducateurs spécialisés, des médecins, des psychiatres, des infirmiers, des aides soignants, des puéricultrices,…On travaille ensemble par des réunions d'équipes, des comptes-rendus….

As t'il été parfois de difficile de défendre ton point de vu de psychomotricienne en travaillant au sein d'un équipe d'autres spécialistes aux professions davantage reconnues ?

Oui il est parfois difficile de défendre son point de vu de psychomot face à d'autres professionnels mais choisir une institution bienveillante et ouverte à la psychomot ça aide ! Et puis c'est un beau métier qui mérite qu'on se batte pour qu'il soit mieux connu.

Quelles sont les choses qui vous plaisent et vous déplaisent le plus dans votre métier ? Diriez vous que c'est un métier où hommes et femmes sont également représentés ?

Il y avait 4 hommes dans une promo de 110 à l'époque, donc c'est une profession qui reste très féminine.
Ce qui me plait le plus dans mon métier est de pouvoir apporter un mieux être psycho corporel à des personnes en souffrance morale ou physique. Prendre du plaisir à la relation à l’autre quelque soit ses difficultés ou sa différence. Et  bien d'autres choses encore ....
Ce qui me plait moins : le salaire qui n'est pas mirobolant (début de carrière à +/-1500 euros ... ), la difficulté à faire reconnaître la profession (ce qui est aussi un challenge personnel) et parfois la souffrance d'autrui qu'il faut réussir à gérer soit même.

Pouvez-vous me conseiller des ouvrages accessibles sur la psychomotricité, ou sur les théories philosophiques ou psychologiques employées en psychomotricité ?


Les livres clefs généralistes sont l'image inconsciente du corps de Dolto, Jeux et réalité de Winnicott, ce sont des psycho mais qui sont à la base de la psychomot.


Alors, ça vous fait rêver ? ;)


mardi 12 juillet 2016

Quelques exemples de sujets : le concours 2016

        Pour vous donner une idée de ce qui vous attend à chaque concours, voici un bref descriptif des épreuves du concours 2016 :

                 


L’école de TOULOUSE a proposé une épreuve de biologie rédactionnelle, une ROC (restitution organisée de connaissances) sur 10 points, et une étude de documents sur 10 points. Le texte de français était un extrait de Race et Histoire de l'anthropologue Levis Strauss.

L’école de LYON a proposé un QCM de biologie d’environ 80 questions plutôt simples (la plupart des candidats a fini la relecture 30 minutes avant la fin de l'épreuve). Le sujet de français était un article de journal relatif à la l'entrée des médecines traditionnelles dans la sphère médicale. Sans difficulté apparente, l'épreuve de français a été noté avec une grande sévérité, ce qui me laisse à penser que c'est davantage par cette seconde épreuve que se sont distingués les candidats. 

L'école de LILLE a proposé deux ROC en biologie (10 points chacune). Le sujet de français était un article de journal portant sur l'impact de la photo du petit Aylan sur les politiques européennes d'aides aux réfugiés de guerre, et plus généralement sur les mécanismes de l'empathie (cette école fait souvent des sujets portant sur l'actualité brûlante).

L’école de la PITIÉ SALPÊTRIÈRE (Paris) a proposé un QCM d'environ 60 questions plutôt difficiles, et parfois hors programme. Le texte était une réflexion, dense et complexe, d'un niveau de langage élevé, sur l'influence des médias de masse dans les démocraties 

L’école de l’ISRP (Paris) a proposé une épreuve de biologie avec une première partie de définitions/petites questions rédactionnelles sur 10 points, et une étude de documents. Le texte de français était si difficile que mon cerveau a effacé jusqu'à son thème, pour évacuer le traumatisme. C'est, avec la Pitié Salpêtrière, et Toulouse, l'école qui donne les sujets les plus difficiles.

L’école des MUREAUX a proposé une ROC et une synthèse de documents en biologie. Le sujet de français était un texte original relatant l'opposition du philosophe Nietzsche aux philosophies idéalistes, à travers des textes de la chanson française. 


(N'ayant pas passé Hyères et Rouen, j'attends le compte rendu de mes camarades)



Le concours ; programme et épreuves.

    Le concours d'entrée en école de psychomotricité comporte seulement 2 épreuves écrites, de 2h chacune : une épreuve de biologie, et une épreuve de français.


            


    L’épreuve de BIOLOGIE peut être constituée de questions rédactionnelles plus ou moins courtes, d’études de documents et/ou de QCM selon les écoles. Le programme se base sur le programme de première et terminale S généralistes : il est donc possible de tenter le concours directement après une terminale S.

    Néanmoins le programme du concours est plus poussé que celui du lycée, et certaines écoles incluent un peu de hors programme dans leurs épreuves. La difficulté réside donc à la fois dans le niveau de l’épreuve (exercices plus ou moins difficile, niveau de précision attendu par le correcteur….) et dans la forme de l’épreuve (selon vos facilités, vous vous sentirez plus confiants face à un QCM ou à une épreuve rédactionnelle).


             

    L’épreuve de FRANÇAIS est un résumé de texte, qui peut comporter des questions de vocabulaire (donner le synonyme d’un terme, expliciter le sens d’un mot ou d’une phrase dans le contexte).

      La complexité des sujets varie énormément entre les écoles : certaines proposent des articles de journaux (souvent tirés du Monde) ne posant aucun problème de compréhension. D’autres soumettent volontiers des textes d’économie, de philosophie, de bioéthique ou d’anthropologie. Il n'y a pas vraiment de limites aux sujets qui peuvent être proposés : il s'agit ainsi également d'une épreuve de culture générale. Par ailleurs, l’importance de la réduction fluctue : le candidat peut être amené à faire des résumés très courts ou très longs par rapport à la densité d’informations fournies.

    La difficulté peut donc résider dans la taille du texte (un texte très long à parcourir peut être laborieux à synthétiser), l’amplitude de la réduction attendue, et dans la compréhension (ou l’incompréhension…) du sujet selon le thème, le style de l’auteur, le niveau de langage, et la multiplicité et/ou la concision des idées.