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vendredi 3 mars 2017

Témoignage de Cécile, diplômée de Toulouse


Coucou les ptit-e-slou-te-s !
Les réseaux sociaux nous ont apporté le harcèlement en ligne, les Tweets de Donald Trump, et les dog face, mais aussi la Révolution Arabe, le partage de documents en ligne, et surtout, des possibilités décuplées d’entrer en contact avec des inconnu-e-s que l’on n’aurait jamais rencontré-e-s mais avec qui on a tant à partager !

Voici le message que m’a adressé Cécile, Psychomotricienne diplômée de l’école de Toulouse depuis 4 ans, en réaction à mon premier article sur le choix de l’école.


   
    Je parcours ton blog et lis tes articles, je trouve ta démarche intéressante. Par contre, permets-moi de te faire part de quelques remarques et quelques avis, pour alimenter tes questionnements dans l’article. Le choix et l'orientation des écoles est bien réel, c'est vrai. Mais je ne crois pas que cette prise de parti soit vraiment justifiée. 

      Cela fait bientôt 4 ans que j’ai obtenu mon diplôme à l’école de Toulouse. Oui, moi aussi j’ai été en colère contre le peu de médiation corporelle, moi aussi j’ai pesté contre tout ce que j’aurais pu apprendre et que la politique de l’école refusait de nous apprendre. Tu sembles bien t’être informée auprès du BDE, et c’est bien, dans ton article tu résumes bien. Non, nous ne faisons pas de danse. Ni de Qi Gong. Ni de danse africaine. Mais dire que nous n’avions « aucune médiation corporelle » est exagéré, et faux. Les choses ne sont pas aussi tranchées que ça. Bouger son corps, expérimenter et ressentir, nous l’avons fait. Nous apprenions de manière régulière et approfondie les méthodes de relaxation, nous apprenions à ressentir en nous-mêmes pour mieux pouvoir proposer aux autres. Nous avions aussi un TD d’expression corporelle (je me sers encore aujourd’hui des exercices de mime avec un groupe de collégiens à qui je donne des ateliers pour mieux apprendre à gérer leur corps). Nous avions aussi appris le « shiatsu », toucher par pression selon médecine chinoise, comme médiation pour le toucher (et je m’en sers encore chaque semaine auprès des patients). Pour avoir reçu en stage des étudiants de plusieurs écoles, aucun ne connaissait cette approche. J’ai aussi été formée à la base de la langue des signes

     Bref. Je ne suis pas ici pour défendre l’IFP de Toulouse, car je lui reprochais et lui reproche toujours des choses, comme n’importe quel étudiant pouvait le faire à n’importe quelle école, d’ailleurs. Par contre, je me demande pourquoi tant de personnes sont réticentes à y entrer. Parce que l’on juge que l’orientation psychanalytique est mieux ? Parce que l’on a peur de passer à côté de la plaque ? On a peur de ne pas aller au fond des choses ? Il s’agit pour moi de peurs et idées complètement reçues. Quand on sort d’une école de psychomotricité, quelle que soit son enseignement, l’apprentissage est loin d’être fini. A l’école, l’apprentissage commence. Sur le terrain, l’apprentissage continue, grandit, et évolue sans cesse. La psychomotricité telle que je la pratique aujourd’hui est un mélange entre ce que j’ai appris à l’école, ce que le terrain m’as appris, ce qui m’a formée par la suite, et mes recherches personnelles. Je sors de l’école de Toulouse, et je travaille dans un hopital de jour psychiatrique à orientation totalement psychanalytique. Mes collègues psy me nourrissent de leur approche, et je les nourris de la mienne. C’est très riche. 

      Je suis attentive à mon corps, je peux identifier mes ressentis. Alors non, je n’ai pas fais de Qi Gong, par exemple. Mais si cela m’intéresse, ou si j’estime que cela peut apporter à ma pratique, alors je trouve un stage, ou je prends des cours. Oui, je sais faire passer plein de tests. Mais ça, mes collègues psychomot formés à Paris ne savent pas le faire. Mais si cela les intéresse, ou s’ils estiment que cela peut apporter à leur pratique, ils se renseignent, ou se forment. Ce que l’école ne t’a pas enseigné, alors tu peux aller le trouver par toi-même. C’est valable partout, et c’est aussi le principe de notre métier. En face du patient, il nous faut nous adapter, et surtout, ne nous fermer aucune porte car tous les outils seront bons. Au jour d’aujourd’hui, je crois sincèrement qu’il faut arrêter de se figer sur la psychanalyse, ou sur les neuro-sciences. On a besoin de tout. Et aucune approche n’est mieux qu’une autre. 

     Donc voilà, pour choisir son école de psychomot, il faut aussi se laisser surprendre, faire confiance et ne pas juger avant d’y avoir été. J’ai été sur des forums pour les gens qui préparent les concours et je suis totalement subjuguée de voir le nombre de jugements de valeurs que l’on peut y trouver, concernant les écoles. Toujours garder son esprit ouvert. Pour moi, c’est une des plus grandes capacités du psychomotricien.



Profitant d’avoir sous la main une ancienne étudiante toulousaine ayant éprouvé son apprentissage sur le terrain, j’en ai profité pour lui poser une question qui m’a longtemps taraudée en entrant à l’école de Toulouse :

Est-ce que l’absence de médiations corporelles au cours de ta formation t’a gênée dans ta pratique professionnelle ?


      Oui et non. 

      Non, parce que comme je te disais, nous n'avions pas rien ! Tous les TD étaient plutôt pertinents, j'ai trouvé de l'intérêt dans tous et nous y avions expérimenté plein de choses. Depuis que je pratique ce métier, plein de ces choses m'ont servies et me servent encore. Tu es actuellement en 1ère année qui est une année très théorique et parfois barbante, mais le meilleur reste à venir... Et puis par l'ATEP nous faisons venir de chouettes intervenants, ça complétait bien. Evidemment, dans le principe, ça aurait été mieux que nous n'ayons pas à nous occuper de ça, mais bon, le résultat était quand même chouette. 

     Oui, d'un autre côté, j'aurais parfois aimé en avoir plus, des médiations. Surtout quand nous étions amenés à échanger avec les autres écoles et que nous découvrions ce que faisaient les autres..."Waou mais ils ont trop de chance ils font de la danse! " Bon ok c'était dommage, mais ce type de regret, personnellement, je suis vite passée outre, je me disais que les autres avaient ça, mais nous avions aussi des choses que les autres n'avaient pas. Comme dit le dicton, l'herbe nous parait toujours plus verte chez le voisin. Je n'ai jamais trop adhéré à cette philosophie de vie...donc mon positionnement est très personnel là dedans. 

      Aujourd'hui, quand j'interviens en vacataire à l'école de Mulhouse et que je vois tout ce qui est proposé aux étudiants en terme de médiations, je me dis aussi qu'ils ont beaucoup de chance (et j'essaye d'ailleurs de leur dire, qu'ils en aient conscience). Mais bon, tout cela pour te dire qu'au final, cela n'a jamais fait de moi une psychomotricienne qui avait l'impression d'être passée à coté de quelque chose. Je ne me sens pas du tout à la ramasse à côté de mes collègues sortant de l'école de Paris, ou de Lyon ou d’ailleurs. Je n'ai pas du tout l'impression de manquer de savoirs faire ni de savoirs être. Et puis ce n'est pas la quantité de médiations corporelles qui fera de nous des bons ou des mauvais professionnels, ça, c'est pour moi une idée fausse et reçue. 

     Donc entre ce oui et ce non, je ne regrette rien. J’ai pris ce qu’il y avait à prendre à l’institut de formation, point final. Ton chemin de psychomotricien se trace peu à peu à la sortie du diplome, en fonction de là où tu vas t'orienter. Et ce qui te manque dans ta pratique, si tu vas un peu le chercher, tu finis toujours par le trouve


T’es tu formée à des médiations après ton diplôme ?


      Depuis que je travaille je n'ai pas fais de formation spécifique sur une médiation. Déjà pour te situer les choses, à la sortie du diplome j'ai travaillé 2 ans auprès d'enfants et ados polyhandicapés, puis j'ai rebifurqué en psychiatrie adulte. Je dis rebifurqué parce qu'en 3ème année j'avais fais mon stage long en psy adulte, et même si ce milieu m'attirait déjà sans le connaître, je m'y suis trouvée comme un poisson dans l'eau. J’ai donc fini par quitter mon poste dans le polyhandicap, et j’ai gardé celui en psychiatrie.


      Dans le polyhandicap, l’institution nous proposait quelques petites formations courtes mais rien de bien phénoménal. J'ai surtout approfondi mes connaissances sur le toucher thérapeutique en fait. A un moment donné je voulais m'inscrire en formation de danse thérapie, surtout parce que je suis pratique la danse à titre perso, mais finalement je n'ai pas poussé plus loin. Peut-être plus tard, on verra. 

     Ensuite quand j'ai commencé à travailler en psychiatrie adulte, là j'ai réalisé qu'il me fallait plus de médiations corporelles et de matière. A titre perso, quand j'ai pu, j'ai pris quelques cours de Tai Chi et de Qi Gong (aussi par intérêt perso), je me suis beaucoup renseignée auprès d'un psychomotricien pratiquant le Tai Chi depuis 20 ans en psychiatrie. J'ai pris quelques ateliers avec lui, lors de journées d'échanges de pratiques. Il m'a bien aiguillée. J'ai même hésité à prendre des cours à l'année, mais financièrement j'étais un peu ric rac, et je suis quelqu'un qui a besoin d'activités corporelles plus "explosives". Par contre, le peu que j'ai appris en Tai Chi et Qi Gong, je l'exploite, je le remanie, et je l'utilise avec les patients.

     En fait, je n'ai jamais entrepris de formation sur une médiation corporelle spéciale. Pour l'instant je n’en ressens pas le besoin, je n'en pratique pas une seule de manière exclusive, j’en mixe plusieurs. Comme je prend des stages de danse, parfois j'y trouve de la matière à exploiter en thérapeutique. Certains exercices que je propose aux patients sont issus de ces stages de danse contemporaine par exemple. J'ai participé à quelques initiations en Yoga. Je le pratique aussi un peu pour moi, et parfois je l'utilise avec des patients. Sinon, j'utilise toujours beaucoup le toucher : enveloppements, pressions profondes, shiatsu (appris à l'école de Toulouse), automassages...etc. Je participe quand je peux à des échanges de pratique, des ateliers, des colloques internationaux (où il y a des ateliers). J'en reviens toujours avec de la matière à exploiter !! Ah si, j’allais régulièrement en balnéothérapie avec les enfants handicapés, et puis j'ai eu une petite formation par le même psychomotricien qui fait du Tai Chi. Il pratique l'hydrothérapie. Cela me sert beaucoup, car actuellement dans mon travail en psychiatrie, tous les vendredi matin j'anime un atelier à la piscine. Par l'intermédiaire d'un ami, j'avais découvert la méditation. Je la pratique pour moi et je réalise que c'est un médiateur hyper intéressant pour les patients. Donc j'ai fais des recherches, j'ai lu des bouquins, et hop c'est parti, il faut pratiquer. 

     Voilà... Donc tu vois, pour l'instant je fonctionne comme ça et ça me convient. Je me nourris et reste curieuse. On pourrait percevoir tout ça comme une petite boite à outils, chaque psychomotricien se construit la sienne en fonction de lui et de la population avec laquelle il travaille. Ce n'est pas toujours évident pour une institution de payer des formations donc je pars du principe que je fais mon chemin.



Merci Cécile pour ton témoignage :)

lundi 1 août 2016

Témoignage d'élève : Alexis



Voici le témoignage d'Alexis, qui a fait une seconde année de préparation au concours après un bac S, et un an au Cours Diderot.





"La prepa ne m'a pas paru particulièrement difficile, La principale difficulté était de faire les devoirs, d'aller en français, et de rester assis durant 3 voire 4 heures d'affilé.

Je conseillerais de ne pas s'enfermer dans so
n coin. Même si parfois c'est difficile, il faut essayer de s'ouvrir à tout le monde, vraiment, parce que la coopération entraîne une bonne ambiance et puis on passe une bien meilleure année à se marrer ! 


Et bien sûr, mangez des bananes : ça donne la pêche !

Je recommanderais Expersanté.

J'ai voulu faire psychomot parce que j'aimais bien le métier. Un des objectifs de ma vie etait de ne pas travailler à l'ombre dans un bureau. En étant psychomotricien, on reste actif et en plus on aide les autres. Perso c'est un métier qui me fait kiffer la vie, rien de mieux qu'être à l'aise dans son corps (et sa tête !)

Alexis, futur psychomotricien"


Merci Alexis pour ce témoignage plein de fougue ;)




Stage de révision à Expersanté

Expersanté propose, durant l'année de préparation au concours de psychomotricité, 2 stages de révisions intensives de Biologie et de Français.  Il existe 2 formules : un stage à temps partiel (20h d'entraînement en Français OU en Biologie, pour 220 euros) ou à temps complet (40h d'entraînement en Français ET en Biologie, pour 440 euros).

Ces stages sont ouverts aux étudiantes d'Expersanté, mais concernent surtout les étudiantes autres prépas, et aux candidates libres : les étudiantes ont l'opportunité, durant une semaine, de s'entraîner sur des sujets de concours, de recevoir des corrections, puis de passer un concours blanc. Un classement leur permettra d'évaluer leur performance en vue du concours.

N'ayant pas suivi moi même ces stages, j'ai demandé son avis à Pauline, qui a participé à un stage durant sa terminale, avant d'entamer son année de prépa.




"Durant ma Terminale (S, spécialité SVT) j'ai participé au stage d'avril pour m’entraîner le plus efficacement possible pour l'ISRP. J'ai fait la semaine complète c'est à dire Bio + Français.


En Français ce stage m'a beaucoup aidée car je n'avais jamais fait de contraction de texte. La preuve en est que j'ai obtenu une note de 11,5 en français à l'ISRP, alors que ma note de français du concours de l'UPMC (passé avant le stage) n'était que de 5.

Mais en Biologie je ne crois pas que ça m'ait beaucoup apporté, pour moi qui était en terminale car je ne connaissais pas du tout le programme par coeur (comme il faut impérativement le connaître pour la réussite au concours). Du coup même après la semaine intensive, je me suis ramassée à l'ISRP avec un 1,5 en bio.

Pour ce qui est du prix c'est assez cher. Pour la formation en français ça peut se justifier (et encore), car Mme Beulé est tout de même une excellente prof. Mais en bio je n'ai pas forcément apprécié l'approche du prof et son enseignement, trop léger selon moi pour un tarif tel.

Sinon, pour donner un avis un peu plus global, je dirais que ce stage est intéressant pour un étudiant d'une autre prépa qu'Expersanté, ou une personne préparant le concours par elle même, ayant un peu de retard dans ses révisions, ou désireux d'avoir des exercices supplémentaires, notamment en Biologie. Mais pour un élève de terminale, c'est peu utile si la bio n'est pas sue par cœur. Je ne déconseillerais également à un étudiant d'Expersanté à participer au dernier stage (payant) car les exercices donnés en bio et en français ont été pour la plupart déjà faits durant l'année."

Merci Pauline :)


Témoignage d'élève : Claire

J'ai proposé à mes camarades de témoigner de leur ressenti vis à vis de l'année de préparation au concours, en répondant aux questions suivantes :

-La prépa t'a elle semblé difficile ? 
-Quels conseils donnerais tu à quelqu'un qui prépare le concours de psychomot ?
-Recommanderais tu Expersanté ?
-Qu'est ce qui t'a poussé à entamer des études de psychomot ?

Voici donc le témoignage de Claire, qui a tenté la prépa après un Bac S et deux années de PACES :



"La prépa m’a telle semblé difficile ?

Je remplace prépa, par période, c’est une période qui à été difficile pour moi. Ce n’était pas simplement des heures de cours théoriques : ces 7 mois ont été une épreuve nouvelle. Déménagement, vie seule, autonomie…Le contenu de l’enseignement est simple et facile à comprendre/apprendre. La difficulté qui j’ai éprouvée est surtout dans le stress. Mon humeur jouait au yoyo : un coup j’avais une totale confiance et ensuite panique à bord. Je n’ai jamais su si j’étais assez préparée car il n’y a que deux matières et on peut vite avoir l’impression d’avoir fait le tour et de s’ennuyer pendant l’apprentissage.

Après les événements de novembre c’était la chute libre. Mais nos coach étaient vraiment à l’écoute et apportaient un vrai soutien, sans tomber dans la psychanalyse.


Le secret c’est :

-LA CONCENTRATION : Certaines personnes (moi) on besoin de faire 10 fois plus d’efforts que d’autres pour être concentrées 1h30 de cours… le coaching nous aide à améliorer le temps de concentration.

- LES AMIS et le TRAVAIL EN GROUPE : Ce n’est qu’en fin de prépa que j’ai réussi à travailler de cette manière, je n’aurais pas pu le faire seule.

De nos jours, les formations supérieures exigent pratiquement toutes des classes préparatoire, les sélections se sont réellement endurcit. Je ne regrette donc absolument pas mon choix financier. Je trouve que cette prépa permet une réussite certaine aux concours à partir du moment où la volonté et le respect des conseils sont au rendez vous !
Je recommande Expersanté car nous étudions vraiment un cours complet et nous avons été préparés à tous les types de concours.
J’ai connu ce métier il y a 3 ans lorsque j’ai commencé médecine (que je n’ai pas validée). C’était une évidence de tout tenter pour faire ce métier tellement riche en perpétuelle évolution. Ce sera un honneur pour moi d’exercer ce métier !"


Merci Claire ! :)

vendredi 22 juillet 2016

Témoignage de psychomot : Magalie


Parler de la préparation c’est bien, mais parler du métier, c’est mieux !

Voici les meilleurs extraits de mes conversations par mail avec Magalie, psychomotricienne exerçant en gériatrie depuis 4 ans, en région parisienne.

(Vous êtes trop contents hein ?)


Qu'est ce qui vous a motivée à devenir psychomotricienne ?

J'ai choisi de faire psychomot car j'étais à la fois attirée par les études de kiné (trop techniques à mon goût) et les études de psycho (pas assez pratiques pour moi... ). J’ai adoré les études de psychomot car elles sont introspectives : la pratique de médiations ( relaxation, percussion, danse africaine, tai chi, chant, jeux, ...) amène à une certaine conscience du corps, de nos propres mécanismes émotionnels et de pensée.

Où avez vous fait vos études de psychomotricienne, et dans quelle prépa avez vous préparé le concours ?

J’ai fait Sup Santé  (en 2006) directement après un bac ES, suivi de l'ISRP, l'école privée de Paris qui était et est encore plus hors de prix. Mais qui a maintenant un système d'étude en alternance qui peut être une solution sous condition de trouver un lieu d'accueil. Sinon je sais qu'à l'ISRP, certaines licences (Staps, biologie et psycho) étaient acceptées sans concours et validées par les épreuves de fin de 1ère année. Je ne sais pas si cela peut te concerner mais c'est une piste à vérifier....(Pour plus d’infos, voir « La prépa, un mal nécessaire ? » dans la rubrique Infos Prépa)

Avez  vous réussi le concours du premier coup ? Avez vous trouvé la préparation très compétitive ?

J'ai réussi le concours la première fois en concourant pour toute les écoles de l'époques (Toulouse, Lyon Lille, l'ISRP et la Pitié Salpétrière ) et j'ai été reçu à une seule. L'année de prépa a été pour moi intense, mais restait conviviale tout de même.

A partir de quelle année avez vous commencé à faire des stages ?

Pour les stages, on commence dès la 1 ère année par des stages courts d'observation en crèches et maternelle pour observer le développement psychomoteur de l'enfant. En 2 et 3ème années, les étudiants ont des stages toute l'année, 2 jours par semaine en institution ainsi que des stages courts d'observation (15jours) (Gériatrie, rééducation fonctionnel, psychiatrie, petite enfance,...)

Comment les avez vous trouvés (en cherchant par vous même, par l'école,...) ?

Les stages sont trouvés par l'étudiant lui même, c'est parfois difficile mais ça se finit bien en général.

Où les avez vous effectués ?

En  2ème année j'ai fait un stage en CMPP, (Consultation accueillant de jeunes enfants psychotiques, en SESSAD (Handicap moteur, retard mental, à domicile ou à l'école)
En dernière année, j’ai fait un stage en SSR (rééducation en général et surtout gériatrique) et en accueil de jour de jeunes adultes polyhandicapés  et des stages courts en centre de rééducation fonctionnelle (accidentés de la route, AVC,....).

Comment se passe concrètement un stage d'observation ? Est on laissé à soi même dans la jungle des patients, ou est on accompagné par un professionnel spécialiste qui nous aiguille sur ce qu'il y a à voir ?

Durant les stages d'observation tu pars déjà avec un bagage théorique donné par l'école (ex: le développement psychomoteur de la marche chez l'enfant, comment il se met debout,.... l'interaction à son environnement, sourire, regard, etc....) et tu accompagnes souvent une psychomot dans ses prises en soins. Et ton regard psychomoteur s'affine grâce à ces stages.

La première rencontre avec la réalité du métier a t'elle été un choc ?

Oui le 1er regard sur la pathologie peut être un choc mais très vite tu ne vois plus la pathologie mais la personne !  Et c'est très intéressant humainement et personnellement de se confronter à la différence. D'autant plus que tu es préparé par les cours théoriques.  Après tu peux choisir ensuite la population avec laquelle tu te sens la plus à l'aise puisqu'il y a 3 axes dans le décret de compétence : éducation (prévention petite enfance ), rééducation et thérapie.

Sur quoi a porté votre mémoire ? Comment avez vous trouvé votre sujet ?

Le mémoire s'effectue en 3ème année, souvent en lien avec le lieu de stage (mais pas toujours).
Mon mémoire s'intitule "Le rire, facilitateur du suivi en psychomotricité", et je l'ai trouvé par hasard.

La formation de l'ISRP comprend de nombreuses médiations corporelles. danse, relaxation, chant... Comment ces cours sont ils évalués ?

Toute les écoles de psychomot propose des médiations corporelles puisqu'à la base du métier de psychomot. J'ai donc eu des cours de danse, persussion, taichi, chant,........Elles sont évalué différemment, des compte rendu de l'utilité psychomotrice, etc. Les évaluations sont soit en partiel, soit en dossier collectif, pas mal d'oraux aussi, ...

Vous a t'il été facile (dans la mesure où cela peut être facile...) de trouver un emploi après votre sortie de l'école ? Avez vous un emploi à temps complet ou à temps partiel ? Avez vous trouvé un emploi dans un des instituts où vous avez effectué un stage durant vos études ?

Je travaille en gériatrie à temps plein par choix. Il m'a été très facile à la sortie d'école de trouver un poste. C'est un métier où il y a plein d'ouverture de poste. Certain secteurs sont moins facile d'accès que d'autres, mais cela reste raisonnable et il n'y a quasiment qu'un chômage "choisi" dans l'ensemble.

Quels sont les secteurs les plus faciles et les plus difficiles d'accès ?

Les secteurs les plus faciles d'accès sont la crèche et la maison de retraite globalement. Les plus demandé sont la néonatalogie, les CMPP et les postes très peu développés mais ça change tout le temps.

La pratique de la psychomotricité peut elle se combiner avec une activité sociale/humanitaire ?

Oui la psychomot peut se combiner avec une activité sociale ou humanitaire (il y a des associations qui l’accueille même pendant tes études PAM par exemple ...).

A combien s'élève le coût d'une séance de psychomotricité pour un patient ?

En libéral, le cout d'une séance se situe autour de 50 euros et le bilan (Nb : 2 à trois séances) une 100 centaine d'euros.

J'ai cru comprendre que les psychomotriciens travaillaient très souvent au sein d'une équipe de spécialistes divers. Si tel est votre cas, avec qui travaillez vous, et comment s'organise la prise en charge des patients entre tous les spécialistes ?

Le travail en pluridisciplinarité est très important lorsqu'on travaille en institution et en libéral aussi (pour info non remboursé par la sécu mais faisable). On peut travailler avec des ergothérapeutes, des kinés, des orthophonistes, des éducateurs spécialisés, des médecins, des psychiatres, des infirmiers, des aides soignants, des puéricultrices,…On travaille ensemble par des réunions d'équipes, des comptes-rendus….

As t'il été parfois de difficile de défendre ton point de vu de psychomotricienne en travaillant au sein d'un équipe d'autres spécialistes aux professions davantage reconnues ?

Oui il est parfois difficile de défendre son point de vu de psychomot face à d'autres professionnels mais choisir une institution bienveillante et ouverte à la psychomot ça aide ! Et puis c'est un beau métier qui mérite qu'on se batte pour qu'il soit mieux connu.

Quelles sont les choses qui vous plaisent et vous déplaisent le plus dans votre métier ? Diriez vous que c'est un métier où hommes et femmes sont également représentés ?

Il y avait 4 hommes dans une promo de 110 à l'époque, donc c'est une profession qui reste très féminine.
Ce qui me plait le plus dans mon métier est de pouvoir apporter un mieux être psycho corporel à des personnes en souffrance morale ou physique. Prendre du plaisir à la relation à l’autre quelque soit ses difficultés ou sa différence. Et  bien d'autres choses encore ....
Ce qui me plait moins : le salaire qui n'est pas mirobolant (début de carrière à +/-1500 euros ... ), la difficulté à faire reconnaître la profession (ce qui est aussi un challenge personnel) et parfois la souffrance d'autrui qu'il faut réussir à gérer soit même.

Pouvez-vous me conseiller des ouvrages accessibles sur la psychomotricité, ou sur les théories philosophiques ou psychologiques employées en psychomotricité ?


Les livres clefs généralistes sont l'image inconsciente du corps de Dolto, Jeux et réalité de Winnicott, ce sont des psycho mais qui sont à la base de la psychomot.


Alors, ça vous fait rêver ? ;)


lundi 11 juillet 2016

Mais qu'est ce que cela peut il être ?


       La psychomotricité est une discipline encore méconnue. Néanmoins, elle est en plein essor, et puisque je vais l'exercer un jour, ce doit être le plus beau métier du monde (je tenais à ce que ceci soit clair entre nous).

        Lorsque j’ai décidé de m’engager dans cette formation, j’ai été confrontée à une absence relative d’informations substantielles sur le Web (ce qui était un vrai problème, puisque j’étais à l’étranger). Les sites du CIDJ ou de l’Etudiant regorgeaient de chiffres, de descriptifs aussi concis que nébuleux. Les psychomotriciennes qui ont eu la gentillesse de me parler de leur métier avaient quitté l’école depuis trop longtemps pour prodiguer des conseils tangibles, et les élèves en cours de formation ne pouvaient encore porter sur leur apprentissage un regard objectif.

        Aussi, faute de trouver des informations sur les écoles, les spécificités de chaque formation, ou la fiabilité de telle ou telle prépa, j’ai choisi ma prépa à pile ou face, et me suis engagée dans la formation à l’aveugle.

      Ayant survécu avec succès à ma première et dernière année de préparation aux concours de psychomotricité, j’ai souhaité pallier un peu à ce manque en créant ce blog. Vous y trouverez le récit fidèle de mon année de prépa, quelques conseils pratiques, et je l’espère, les témoignages de mes condisciples !

Bonne lecture :)